Couthuin
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Le sous-sol de Couthuin est riche en pierre de qualité. L’ancien hameau de Longpré (aujourd’hui commune de Wanze) comprenait deux carrières : la carrière du Vieux Chafour et la carrière du château du Temple. Les calcaires de Longpré et de Héron appartiennent aux pierres de Meuse à patine blanche. De teinte claire, grossièrement grenus, on les appelle "calcaires fleuris"car ils contiennent des coquilles et de nombreuses larves préhistoriques. La pierre est parcourue de cassures naturelles régulières qui délimitent la dimension des blocs.
D’excellente qualité, cette pierre à bâtir se prête à toutes les tailles manuelles ou mécaniques ; la taille ancienne, la plus couramment réalisée, accentue la blancheur caractéristique de la pierre . Au meulage ou au polissage, celle-ci conserve une belle teinte gris clair. L’exploitant de cette pierre produit moellons, et principalement des pierres de haute valeur destinés à trois secteurs : les façades, la restauration et divers travaux artisanaux.
Photo : Couthuin : village de pierre |
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Un peu perdu dans la campagne, le hameau de Marsinne à Couthuin constitue un étonnant musée en plein air. Trois fermes historiques, concentrées sur son territoire, comptent parmi les plus anciennes de Hesbaye (XVIe et XVIIe siècles). Ces trois bâtiments sont très proches l’un de l’autre et forment un remarquable ensemble d’architecture rurale typique de la structure villageoise sous l’Ancien Régime. En effet, la physionomie du hameau a peu évolué depuis le XVIIe siècle.
Au XIIe siècle, ce domaine, appelé " La Derlière de Marsinne " appartient à l’église Notre-Dame de Huy. Il tire probablement son nom de la présence d’une exploitation de derle, cette argile plastique qui fit la renommée de la céramique andennaise.
Photo : Couthuin : La Derlière de Marsinne |
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Le 1er septembre 1830, Guillaume 1er, roi des Pays-Bas, signe à La Haye l’Arrêté Royal accordant à la société John Cockerill à Seraing, la concession des mines de fer gisantes sous les communes de Couthuin, Lavoir et Huccorgne sous une étendue de 503 bonniers et 21 perches, soit environ 450 hectares. Cet arrêté favorisait la création de grosses exploitations de minerai de fer de manière à développer l’esprit d’entreprise. C’est ainsi que l’on assistera à la création de la concession dite des Propriétaires de la Surface qui s’étendait sous Couthuin et Bas-Oha et de la concession dite des Maîtres de Forges qui comprenait une partie des gisements orientés vers Huccorgne et Lavoir.
Photo : Bornes de limite de concession minière, rue de la Petite Ferme à Couthuin |
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L’existence à Couthuin et à Lavoir d’un sous-sol riche en minerai de fer et minerai de plomb favorisent l’industrie extractive au XIXe siècle, et ce jusqu’au milieu du XXe siècle. Les vestiges d’une ancienne exploitation de minerai de plomb au lieu-dit du " Roua " à Couthuin sont autant de témoins d’un passé industriel.
Dès 1835, des sondages avaient révélé l’existence de couches souterraines contenant du plomb au Roua. Le 1er puits fut creusé en 1835. De chaque plancher partent des galeries vers Surlemez, Velaine et Monthessal. A côté de ce puits avait été édifié deux grands hangars permettant d’abriter les chariots, les écuries ainsi qu’une forge destinée à réparer le matériel. L’exploitation n’eut cependant lieu qu’à partir de 1840. Le minerai était transporté par chariots vers le moulin de Collard situé à Tramaka-Seilles. En 1874 apparaissent les premières difficultés d’exploitation (les eaux s’infiltrent dans les galeries) si bien que l’année suivante, la société fut obligée de fermer l’exploitation.
Photo : Extraction du minerai de plomb au puits du Roua à Surlemez |
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Folklore : les macrâles et bouteux d' feu de Surlemez
La tradition du grand feu carnavalesque reste très vivante dans ce hameau couthinois. En effet, chaque année, après un feu d'artifice, les sorcières procèdent à l'allumage d'un grand feu.
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